Info postée le 06-08-2008 à 05:55
Des chiffres bien alarmistes sur le piratage des films sur Internet publiés par l’ALPA (l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle) qui a surveillé le trafic depuis la France avec les principaux réseaux basés à l'étranger et permettant des téléchargements illégaux ("peer-to-peer", P2P).
450.000 de films téléchargés illégalement en France chaque jour. Cela serait équivalent aux nombre d’entrées en salle.
Premier film piraté, logiquement : "Bienvenue chez les Ch'tis" qui était sur Internet quatre jours après sa sortie. Ce qui prouve que le piratage n’empêche pas forcement le succès d’un film en salle.
Les films américains seraient les plus demandés.
Selon l’ALPA, la demande de films piratés est telle (environ 14 millions par mois) que les serveurs "peer-to-peer" seraient régulièrement saturés.
En conséquence, l’association demande des mesures urgentes et efficaces.
Pour rappel, un projet de loi a été présenté par le ministère de la culture prévoyant une riposte graduée envers les pirates sur internet, allant du simple avertissement à une suspension de l'abonnement.
Tout ceci dit, on se demande comment cette association a pu sortir des chiffres aussi précis, repris par tous les médias, sans vérifications.
S’il est vrai que la piraterie des films est importante, vu tous les réseaux utilisés qui ne laissent pas de traces, il parait bien difficile de la quantifier.
Maintenant, on a peut avoir deux types de réactions : soit on fait comme pour la musique, on refuse la réalité des faits et les mesures prises pour aider à la vente arrivent très, trop, tardivement, si tardivement que l’utilisateur a pris l’habitude de ne pas payer.
Soit on s’adapte.
Contrairement à ce que l’on peut faire croire, il est très difficile de lutter contre le piratage. La seule bonne manière est de prévoir la vente des œuvres rapidement et à prix modérés sur Internet.
La demande pour regarder un film chez soit dès sa sortie est très forte. Impossible de lutter efficacement contre cela. Soit, pour protéger le marché des salles de cinéma, on refuse de voir la réalité et le piratage gagnera, quelque soit les mesures adoptées contre le téléchargement illégal.
Il faut donc impérativement prévoir la VOD dès la sortie des films, à prix abordables. Il y aura toujours des personnes qui voudront voler l’œuvre, mais beaucoup accepteront de payer.
Oui, voir un film en salle est un plaisir irremplaçable mais n’imposons pas ce point de vue à ceux qui n’y sont pas sensibles.
Rédacteur : Serge Surpin
Retour à la page précédente 